Sunday, September 30, 2007

L'expérience du son

Vous connaissez le Queen ? Ok, et bien alors vous imaginez un sound system 100 fois plus puissant. Vous vous souvenez de nos oreilles collées contre les enceintes lors du we chez Paul ? Eh bien, vous imaginez une déflagration sonore 100 fois plus puissante.
Si vous avez imaginé tout ca, bienvenue au Babyface.
Salle techno/hard house. Un mur d’enceinte. Ca donne: les cheveux qui se décollent de mes tempes à cause de l’electro-magnicité dégagée par le son. Mon cœur qui rebondit en rythme. Mon estomac qui se secoue. Ma gorge qui se serre à cause de la puissance des basses. Tout mon corps qui vibre. Mes yeux qui clignotent à cause des lasers jetés partout dans la salle.
On sort de là défoncé. Comme l’a assez bien résumé une pote, c’est mieux (ou pire) qu’après 3 rails de coke.
Scènes de transe collective complètement démentes à l’intérieur de la boite, les gens deviennent fou sur ce son.

D’une manière générale, les boites shanghaiennes ont un sound system de ouf. A coté de ça, paris, c’est des concertos pour oreilles sensibles. Conséquence : on a établi une règle de base : pas plus de 40mn à l’intérieur, sinon on a peur de devenir sourd. Pause vodka et silence dehors puis c’est reparti.

Les boites sont à l’image de Shanghai : démesurées. Trop, trop de tout. Trop de son, trop de lumière, trop d’alcool, et surtout trop de trash!
Parce que les chinois ne sortent pas du tout de la même manière que nous. Il n’y a pas ce coté blasé et élégamment négligeant du parisien qui sort par habitude, fait un petit tour pour se montrer, écouter ses deux, trois morceaux favoris, et puis rentring, parce que nan tu vois, c’était vraiment plus ouf la semaine dernière au Madam, et de toute façon ya brodinski qui passe mardi soir au paris-paris.
Là, ils donnent tout, et redonnent tout surtout, notamment ce qu’ils viennent d’ingurgiter au dîner. Sortir la nuit n’est qu’un phénomène très récent, il y a qq temps encore réservé qu’a une petite élite. Maintenant, les jeunes chinois se sont lancés à corps perdus dans la night life, et avec beaucoup d’excès (je trouve). Les jeunes sont véritablement déchaînes.
Je n’ai jamais vu de boites ou il y avait autant d’alcool. Et les chinois boivent vite et mal. La majorité finit la soirée comme des épaves. Les filles n’arrivent plus à marcher et se font vomir à même devant l’entrée de la boite, font des coma éthylique dans les chiottes, les mecs se noient dans leur vomi sur les banquettes.
Beaucoup de vieux mecs qui traînent avec deux, trois, voire quatre jeunes chinoises complètement arrachées à l’alcool. Un nombre de prostituées assez hallucinant!

Au milieu de tout ça, nous européens sommes assez atterrés, et en même temps assez préservés. On jouit d’une espèce d’aura de respect qui fait qu’aucun mec chinois n’osera jamais toucher une fille blanche. Donc nous on kiffe juste le son. On boit avant et on dégueule après.;).

Il ne faut pas non plus imaginer que les boites chinoises sont des trucs complètement glauque. Elles sont pleines à craquer, donc forcement on trouve de tout dedans.

Le babyface:



Update: j'ai expérimenté ce we THE boite à expat. C'est marrant, il n'y a que des blancs, les djs sont francais et passent daft punk, digitalism, phoenix, on se croirait qq part sur les Champs, mais on est sur une terrasse qui domine le Bund avec un drapeau chinois qui flotte dans le ciel. Très sympa. Sauf que justement on se croirait sur les Champs ;)

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